Après avoir maltraité le service public de l’éducation nationale et le personnel enseignant pendant ces 2 dernières années, Mr Darcos, Ministre de l’éducation nationale, s’est vu stoppé en plein élan « réformateur », par le Président de la République. Une reculade motivée par l’inquiétude soulevée devant l’ampleur des oppositions au contenu des réformes et aux méthodes expéditives employées. Nous ne sommes pas dupes et restons vigilants : ce recul n’est pas un retrait, la volonté de réforme, et de suppressions de postes restent.
Il n’est pas inutile de rappeler quelques vérités simples qui expliquent la volonté du gouvernement en matière d’éducation.
Dans un rare moment de franchise, Mr Darcos avait reconnu que sa lettre de mission avait comme premier objectif, la suppression de 13500 postes d’enseignants. Les moyens pour parvenir à ce résultat sont significatifs et les cibles variées :
- réduction du temps scolaire
- Modification du fonctionnement des EPEP (Etablissements Public d’Enseignements Primaire)
- remise en cause de la scolarisation en maternelle.
- Abrogation de la carte scolaire.
- Suppressions d’heures de cours.
- Réforme des IUT.(Instituts Universitaires de Technologie)
- Réduction des programmes scolaires.
- Liquidation des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté)
- Suppression des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maitres)
Derrière toutes ces mesures, il y a la volonté non avouée de procéder au retrait de l’Etat pour organiser la concurrence avec le privé. Pour en être persuadé, il suffit de savoir que Mr Darcos et Mr Antoine, « le conseiller éducation » du Président de la République, sont depuis 1993, parmi les membres fondateurs d’une association appelée « créateur d’école » dont l’objet consiste à « faire sauter les verrous » en « évitant le piège d’une réforme globale » ; en clair, un lent travail de déconstruction, un véritable projet de gouvernement, libéraliser l’école dans une logique purement rentable. Santé, Justice, Education,… : les mêmes méthodes !
Pour nous, l’école est le premier lieu de la promotion sociale et de la lutte contre les inégalités. De la maternelle à l’université, elle doit être le creuset de notre vivre ensemble et le lieu de l’émancipation individuelle. C’est pour cela que nous défendons des objectifs ambitieux : 100% d’une génération sortant de l’école avec une qualification, 50% accédant à un diplôme de l’enseignement supérieur,3% du PIB consacrés à la recherche.
Tous les socialistes seront, dans les semaines et dans les mois à venir, avec tous ceux qui défendent une conception moderne et responsable de notre système éducatif et qui refusent qu’il soit ainsi mutilé.
Localement, cela s’est déjà traduit par :
• Une participation active et un soutien au collectif « EcolE en Danger », et dont les actions sur le Canton ont été relayés par la Presse.
• Notre présence, auprès des parents, professeurs, élèves, lors des manifestations du 17 janvier à Lannion et Saint Brieuc.
Pour construire l’école de demain, le Parti Socialiste fait des propositions, nombreuses et détaillées qu’il entend débattre avec les parents, les élèves, les enseignants, les associations, les élus et tous les partenaires qui le souhaiteront.
Cette école de l’avenir est notre première richesse et sera au cœur du projet Socialiste.
Parti Socialiste, Section du Canton de Paimpol
Site web: http://pspaimpol.wordpress.com

